
Leader parfait recherché
Les recherches en leadership insistent de plus en plus sur une compétence clé : la conscience de soi. Daniel Goleman, spécialiste de l’intelligence émotionnelle, la
Il y a quelques jours, un ami gestionnaire m’a confié ceci, presque à voix basse : « Je ne sais plus si j’aime encore diriger. »
Il ne parlait pas de ses équipes, qu’il apprécie profondément, ni de son organisation, qu’il respecte. Il parlait de ce feu intérieur qui, sans qu’on s’en aperçoive, s’éteint peu à peu sous le poids des urgences, des réunions, des échéances et de la charge mentale.
Francis Boyer parle d’aimer-faire dans son ouvrage Le plaisir au travail : du savoir-faire à l’aimer-faire. Selon lui, le leadership ne se réduit pas à des compétences : il tire sa force de l’appétence, de ce qu’on aime vraiment faire.
Diriger sans plaisir, c’est comme naviguer sans vent : on rame, on s’épuise, et la traversée manque de vie. Mais quand on retrouve l’aimer-faire, ce souffle redonne sens et vitalité à chaque décision, chaque interaction, chaque geste de leadership. C’est ce souffle qui transforme la gestion en aventure vivante et inspirante.
Si ta flamme est éteinte et que ton rôle de leader te semble devenu un fardeau, parle-en. À un coach, à un mentor, à quelqu’un qui saura t’aider à rallumer ce feu.
Mais si ta flamme brille encore, simplement plus faiblement, voici cinq actions concrètes, comme cinq allumettes pour la raviver.
Nous sommes devenus gestionnaires pour une raison : faire grandir les autres (du moins, je l’espère). Retrouver ce sens profond ne nécessite pas forcément une retraite de deux jours. C’est un mini-ancrage quotidien.
Astuce : Le « Carnet des victoires »
Chaque semaine, prends cinq minutes pour noter l’impact que tu as eu sur une personne, pas sur la réussite d’un projet. Essaie ceci :
« J’ai pris 15 minutes avec Marc, et le voir débloquer sa situation après notre échange, c’est ça pour moi un bon résultat : la croissance de mes gens. »
Ça te rappelle que ton rôle ne se résume pas à surveiller des chiffres, mais à façonner des transformations humaines. Cela rallume la flamme plus sûrement que n’importe quel tableau de bord.
Un gestionnaire qui veut tout contrôler finit par étouffer son équipe… et se brûler lui-même. Dans un contexte de rareté des talents, on ne peut pas se permettre de tout retenir dans sa cour.
Astuce : Le « Défi de la liberté »
Identifie une tâche que tu conserves par habitude et propose à un collaborateur de la reprendre :
« J’aimerais que tu t’appropries ce mandat. Pas pour m’aider, mais pour te développer. De quoi as-tu besoin de ma part pour réussir ? »
Tu ne délègues pas une tâche ou une corvée, tu offres une opportunité. Tu cesses d’être le gestionnaire-pompier pour redevenir mentor. Et ça, c’est du vrai plaisir : voir quelqu’un prendre son envol grâce à toi.
Le plaisir de diriger se nourrit de gratitude. Pas celle, institutionnelle, qui passe par des formulaires et des bonis, mais d’une reconnaissance vivante, humaine.
Astuce : Le « Micro-moment d’attention »
Lors de ta prochaine rencontre d’équipe, prends une minute pour mettre en valeur un geste, un effort, une attitude :
« Je veux souligner la façon dont Léa a géré l’appel difficile avec le client X la semaine dernière. Elle a fait preuve de calme et d’empathie. »
Ce moment n’est pas anecdotique. C’est la preuve concrète que tu vois l’autre. Il nourrit la confiance, renforce le lien et recharge aussi ta propre énergie de leader.
Quand on cesse d’apprendre, la routine s’installe. Pour rester pertinent dans un monde en mouvement, apprendre devient un acte de vitalité. Et avouons-le : les choses qu’on n’aime pas faire, on ne les fait généralement pas très bien. Autrement dit, le manque de compétence entraîne souvent un manque de plaisir.
Astuce : Le « Test de la curiosité »
Chaque mois, explore quelque chose de nouveau : un outil tiré d’une formation récente, une idée proposée par ton gestionnaire, un thème lu quelque part.
Tu peux aussi assister discrètement ce mois-ci à une rencontre d’une autre équipe. Observe, écoute, découvre leurs défis et les pratiques d’un autre gestionnaire. Le mois prochain, laisse une personne plus jeune te montrer une approche différente.
Ton plaisir viendra de cette déstabilisation constructive, qui rouvre la porte à la curiosité. Chaque fois qu’on redevient un apprenant, on renoue avec l’énergie de la découverte, la sève du plaisir de diriger.
Diriger, c’est d’abord se diriger soi-même. Même si tu te considères introverti, ton plaisir de diriger repose sur ta capacité à aimer les défis humains, sans pour autant te laisser consumer par la charge émotionnelle des autres.
Astuce : La « Fenêtre de protection »
Bloque 45 minutes dans ton calendrier, deux fois par semaine. Donne-lui un nom qui t’inspire, comme « Cocon de décompression », « Oasis mentale », etc. peu importe. Ce temps n’est pas pour rattraper tes courriels, mais pour respirer : marcher, lire, écouter, rêver un peu.
C’est ta bulle d’oxygène. Tu n’es pas un super-héros, tu es un humain. Et quand tu prends soin de toi, ton regard sur ton rôle redevient plus clair, plus doux, plus lucide. Ce qui te rend crédible, inspirant, présent.
Le plaisir de diriger ne se cache pas dans les projets réussis : ils en sont la conséquence. Il se trouve dans la conscience d’avoir un impact humain, concret et vivant, celui d’aider, de faire grandir, d’inspirer. Quand ce plaisir revient, tout s’éclaire : les décisions deviennent plus fluides, les échanges plus vrais, et les équipes retrouvent leur vitalité.
Alors, cette semaine, demande-toi simplement :
Quel geste humain, simple et sans prétention, pourrais-je poser aujourd’hui pour redonner du sens et du plaisir à mon leadership ?

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